L’épicondylalgie latérale, communément appelée tennis elbow, correspond à une atteinte des tendons des muscles extenseurs du poignet et des doigts, au niveau de leur insertion sur l’épicondyle latéral de l’humérus.
Contrairement à ce que son nom suggère, il ne s’agit pas d’une inflammation aiguë mais plutôt d’une tendinopathie dégénérative, caractérisée par des altérations de la structure du tendon liées à des contraintes mécaniques répétées.
Cette pathologie touche aussi bien les sportifs que les personnes réalisant des gestes répétitifs (travail manuel, informatique, bricolage). Elle se développe généralement de manière progressive et peut devenir chronique si elle n’est pas prise en charge de manière adaptée.
L’épicondylalgie latérale est aujourd’hui considérée comme une atteinte multifactorielle, impliquant des facteurs mécaniques, neuromusculaires et parfois psychosociaux.
Les symptômes de l’épicondylalgie latérale sont principalement localisés sur la face externe du coude et peuvent évoluer dans le temps. Les manifestations les plus fréquentes incluent :
La douleur peut être mécanique, apparaissant à l’effort, puis devenir plus persistante dans les formes chroniques.
Il est fréquent d’observer un déconditionnement progressif, avec évitement des mouvements douloureux, ce qui entretient la symptomatologie.
Les causes de l’épicondylalgie latérale sont liées à une surcharge mécanique du tendon, dépassant ses capacités d’adaptation.
Les principaux mécanismes incluent :
Cependant, les données actuelles montrent que la pathologie ne dépend pas uniquement du tendon. Plusieurs facteurs contribuent à son apparition :
Ainsi, pour une même atteinte anatomique, les symptômes et l’évolution peuvent être très différents d’un patient à l’autre.
Chez MotionLab, la prise en charge de l’épicondylalgie latérale repose sur une approche active, individualisée et fondée sur l’évidence scientifique.
Le traitement débute par un bilan complet, intégrant l’analyse de la douleur, de la fonction, de la force, des gestes réalisés au quotidien et des contraintes spécifiques du patient.
Les axes de rééducation principaux sont :
Les techniques manuelles ou complémentaires (dry needling, électroponction) peuvent être utilisées pour moduler la douleur, mais ne constituent pas le cœur du traitement.
L’éducation du patient est essentielle afin de comprendre les mécanismes de la douleur et favoriser une autogestion efficace.
L’objectif est de permettre un retour progressif aux activités, sans douleur persistante, en améliorant la capacité du tendon à tolérer les contraintes.