La prothèse totale de genou (PTG) remplace les surfaces articulaires usées du genou par des implants. Le genou est l'articulation entre le fémur (os de la cuisse) et le tibia (os de la jambe), avec la rotule à l'avant. Quand le cartilage qui recouvre ces surfaces est détruit, os contre os, la marche devient douloureuse. Le chirurgien recouvre alors l'extrémité du fémur et du tibia par des pièces métalliques séparées par un patin lisse, restaurant un glissement indolore.
La rééducation après une PTG est déterminante, plus encore que pour la hanche : le genou récupère sa mobilité et sa force uniquement s'il est sollicité activement et régulièrement. Les objectifs sont clairs : retrouver une extension complète et une bonne flexion, réveiller le quadriceps, restaurer une marche fluide et regagner la confiance. Les modalités sont adaptées aux consignes de votre chirurgien et à la cicatrisation.
Les suites d'une prothèse de genou comportent une phase de récupération où l'on observe fréquemment :
En revanche, une douleur brutale et intense, un genou rouge et très chaud, une cicatrice qui s'écoule, de la fièvre, ou un mollet gonflé et douloureux ne sont pas des étapes normales et doivent conduire à contacter rapidement votre chirurgien.
La prothèse de genou est indiquée lorsque l'articulation est trop abîmée pour rester fonctionnelle et indolore. Les principales situations sont :
La fonte du quadriceps et la raideur constatées après l'opération commencent souvent bien avant celle-ci : la douleur chronique amène à moins plier le genou et à moins solliciter la cuisse pendant des mois, voire des années. La rééducation doit donc reconstruire un muscle et une mobilité déjà diminués, ce qui explique l'importance d'un travail actif et soutenu.
Chez MotionLab, la rééducation après prothèse de genou repose sur un principe simple : un genou opéré récupère parce qu'il bouge et travaille, dans le respect de la cicatrisation et des consignes de votre chirurgien. Nous ne cherchons pas à forcer, mais à solliciter juste, régulièrement et de façon mesurée.
Le suivi débute par un bilan objectif : mesure de la force du quadriceps et des ischio-jambiers avec les capteurs Kinvent, évaluation précise de la mobilité (extension et flexion en degrés), du gonflement, du contrôle et de la qualité de la marche. Ces chiffres révèlent l'écart avec la jambe non opérée et servent de boussole à toute la rééducation.
La rééducation est active et graduée. Nous donnons la priorité à la récupération de l'extension complète, au réveil du quadriceps, au contrôle du gonflement et à un schéma de marche symétrique. Puis nous progressons vers un renforcement de plus en plus exigeant, le travail de l'équilibre, la montée et la descente d'escaliers, et la réintroduction des activités du quotidien.
Chaque palier est franchi sur la base de critères objectifs mesurés — degrés de mobilité gagnés, force qui se rééquilibre, capacité à verrouiller le genou et à marcher sans boiter — jamais sur un délai arbitraire. Cette exigence de mesure vous protège d'aller trop vite comme de stagner. Notre objectif : un genou mobile, fort et fiable, qui vous rende votre autonomie et, lorsque c'est adapté, une activité physique régulière et durable.
Références : Artz N. et al., Effectiveness of physiotherapy exercise following total knee replacement: systematic review and meta-analysis. BMC Musculoskeletal Disorders, 2015. Lien