L'électromodulation regroupe des courants de faible intensité utilisés soit pour réactiver et renforcer un muscle affaibli (stimulation neuromusculaire, NMES), soit pour moduler la douleur (TENS).
Après une chirurgie ou une immobilisation, un muscle peut être « sidéré » et peiner à se contracter. La NMES aide à le recruter. Une méta-analyse récente (Li et coll., 2025, Orthopaedic Journal of Sports Medicine) montre qu'ajoutée à la rééducation, elle améliore la force du quadriceps après reconstruction du LCA — en complément de l'exercice, pas à sa place.
Le TENS vise à atténuer la douleur. Les preuves sont débattues : une synthèse Cochrane (Gibson et coll., 2019) juge les données de faible qualité, tandis qu'une très large méta-analyse portant sur 381 essais (Johnson et coll., 2022, BMJ Open) retrouve un effet antalgique modéré. Nous l'employons donc en appoint, en toute transparence.